un rassemblement « bordeaux » en hommage à Alison Leblond, décédée dans un accident de voiture


Plus de deux semaines après le drame de la route survenu boulevard du 14-Juillet, à Évreux, qui a coûté la vie à la jeune Alison Leblond (19 ans), ses ami(e)s et ses proches sont appelés à un rassemblement, samedi 18 janvier, à 15 h, dans le jardin botanique, pour lui rendre hommage. Il ne s’agit pas d’une marche, mais d’un instant de recueillement, voulu par son fiancé et sans lien avec la famille de la défunte.

« L’idée, c’est de faire un petit endroit avec des photos, des bougies, des fleurs, ce que les gens voudront ramener, explique Mathieu Descarpentries. Si possible, il faudrait qu’un maximum de personnes viennent habillées en bordeaux. C’était sa couleur préférée. »

À l’origine, l’objectif était de procéder à un lâcher de ballons, mais il aurait fallu recueillir des autorisations qu’il était impossible de réunir dans un délai aussi court.

« Qu’elle soit fière de nous »

Mais Mathieu Descarpentries a tenu à ce qu’un dernier hommage soit rendu à Alison. « Beaucoup de personnes n’ont pas pu aller à son enterrement, qui était annoncé mardi, mais qui s’est finalement déroulé lundi matin », expose le jeune homme. Digne dans l’épreuve et pudique sur leur relation, il dit garder d’Alison « un très bon souvenir. Nous voulons que sa mémoire soit respectée. Nous essayons de faire au mieux pour qu’elle soit fière de nous. »

Dans la nuit du 28 au 29 décembre, selon l’enquête de la police, une Volskwagen Golf, conduite par un jeune homme de 22 ans, avait violemment percuté un autre véhicule, une Golf également, qui rejoignait la bretelle d’accès menant à la route de Paris. L’un des quatre occupants y avait perdu la vie : Alison Leblond, qui n’avait pas survécu à ses blessures.

Selon la police, le mis en cause aurait franchi un feu rouge et circulait à vive allure. Par ailleurs, le dépistage a révélé qu’il avait consommé du cannabis dans les heures précédant le drame. Jeudi, la chambre de l’instruction a ordonné son placement sous mandat de dépôt. Fin décembre, après avoir été mis en examen pour « homicide involontaire aggravé » et pour « blessures involontaires aggravées », il avait été placé sous contrôle judiciaire par le juge des libertés et de la détention.





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