Le 23 décembre dernier, Jordan Clarkson est échangé contre Dante Exum et des cacahuètes. Il rejoint alors le Jazz à Salt Lake City. Depuis, le Jazz va… bien mieux et Jordan Clarkson y est plus qu’important en sortie de banc. Un fit parfait après ce trade bien réalisé de la part du Jazz.
Ce 23 décembre, le Jazz perd à Miami face au Heat. Après cette défaite et ce trade ? Dix victoires de suite et même quatorze victoires en quinze matchs. L’ancien joueur de Cleveland affiche aujourd’hui un bilan de dix-sept victoires pour six défaites après une série compliquée de cinq revers consécutifs entre la fin du mois de janvier et le début du mois de février. Au 11 Février, Le Jazz est d’ailleurs quatrième de la Conférence Ouest derrière les deux équipes de Los Angeles et les Nuggets. La franchise de l’Utah affiche un bilan de 35 victoires pour 18 défaites.
Mais alors que s’est-il passé dans la tête de chez Jordan Clarkson ? Tout d’abord, il faut se rendre compte que le regain de forme du Jazz n’est évidemment pas seulement dû à l’arrivée de JC, qui n’est pas devenu un franchise player en prenant l’avion entre Cleveland et Salt Lake City. Le Jazz va mieux depuis le mois de décembre et c’est un collectif entier qui reprend ses marques de la saison dernière, notamment défensivement, le point fort supposé du Jazz. Mais ce n’est pas sur ce point qu’est important l’ancien joueur des Lakers. Car son point fort, c’est bien évidemment l’attaque. Statistiquement c’est d’ailleurs en hausse, un peu plus de minutes que dans le début de saison à Cleveland, plus de points, de meilleurs pourcentages, tout va mieux. Seules les statistiques de passes décisives et de lancers-francs sont en baisse, la faute à un rôle différent mais qui lui sied à merveille. Depuis son arrivée au Jazz ? Jordan Clarkson a un seul rôle : marquer en sortie de banc. Et c’est ce qu’il fait. 16 points par matchs en 25 minutes et des pointes vraiment élevées. C’est notamment le cas du match à Denver le 30 janvier dernier, finalement perdu par le Jazz mais où Clarkson va se faire sérieusement remarquer avec 37 points à 59% au tir et 58% à trois points. Il récidivera presque, cette fois-ci dans une victoire, c’était ce 9 février à Houston. Le héros de la soirée s’appelle Bojan Bogdanovic avec son buzzer-beater pour la victoire, mais le facteur X, c’est toujours Jordan. 30 points, 6 rebonds, 2 passes à 63% au tir et 43% de loin. Oui oui, vous avez bien lu. Jordan Clarkson est le meilleur marqueur de son équipe dans une victoire au Toyota Center. Le lendemain ? Back-to-back à Dallas : 25 points, 5 rebonds, 8 passes. JC en feu, au plus grand plaisir du Jazz et de Quin Snyder qui en avait bien besoin pour passer ce back-to-back au Texas. Tout va très bien en attaque pour le nouveau joueur du Jazz, mais ce n’est pas une surprise puisque c’est pour cet apport qu’il a été tradé au Jazz. Quant à ses défauts identifiés, notamment sa défense et sa tendance à porter des œillères quand il a la balle, cela semble aller mieux chez les Mormons. Dans un collectif fort comme celui du Jazz où la rigueur en défense est le maître-mot, il garde des lacunes mais les efforts sont néanmoins bien présents. Moins exposé que lors de ses précédentes saisons, Klaxon s’intègre bien à la défense de la second unit et même s’il ne deviendra probablement jamais un défenseur élite le minimum est fait et Snyder est ravi.
Prochaines échéances à Miami ce 12 février avant le All-Star Break pour reprendre ensuite face aux Spurs et Rockets. Des matches importants, surtout dans une confrontation décisive comme celle face au Rockets dans le classement à l’Ouest avec comme carotte l’avantage du terrain en Playoffs. Et c’est évidemment à ce stade de la compétition que le Jazz est attendu. Il faudra ainsi sécuriser sa place dans le Top 4 en espérant mieux même si la concurrence devant est rude. C’est là que l’apport de Clarkson devra se faire sentir. Sixième saison NBA et il n’a atteint qu’une seule fois la postseason, en 2018 chez les Cavaliers de LeBron James pour un résultat plus que décevant, avec moins de 5 points à 30% au tir lors de ces Playoffs. Si… par hasard… le Jazz rencontrait les Rockets après s’être fait sortir deux fois lors des précédentes éditions ? Et que Jordan Clarkson s’avérait être aussi important que depuis quelques semaines ? Hum… Le Jazz aura en tout cas bien besoin de ça pour battre les grosses cylindrés de la conférence Ouest mais Jojo est prêt, enfin ça en a tout l’air.
Pour l’instant, cette intégration est en très bonne voie et l’ancien joueur des Cavaliers se montre de plus en plus important dans la rotation du Jazz grâce à son punch en sortie de banc et sa capacité à scorer. Le jugement de ce Jazz se fera malgré tout en Playoffs. Le diapason en régulière c’est bien, mais attention aux fausses notes en avril.



Source


Crédits photo : trashtalk.co


Source de l’article : trashtalk.co


Source: https://trashtalk.co/2020/02/12/jordan-clarkson-et-le-jazz-un-joueur-au-diapason-de-son-equipe-quelle-est-bizarre-cette-phrase/