Une étiquette « en grève » épinglée à leur blouse, les personnels des établissements de santé et des Ehpad sont appelés à se « mobiliser massivement », annonce le secrétaire général de FO Santé 13, René Neuherz. La distribution de primes à certaines catégories de personnels proposée par Agnès Buzyn n’est pas de nature à apaiser la crise sociale profonde. Le feu couve toujours pour les syndicats et le collectif Inter-Hôpitaux, qui invite les agents à déclarer leur flamme au service public ce jour de Saint-Valentin. Cent soixante-huit millions pour remettre les hôpitaux de Marseille en état, une prime « grand âge » versée exclusivement aux aides soignants de la gériatrie, une prime d’attractivité territoriale qui zappe Marseille, Bordeaux ou Nice : « Non seulement les réponses de la ministre ne sont pas à la hauteur des besoins, mais on y voit, en plus, une tentative grossière de division de la part du gouvernement », réagit René Neuherz. Loin de désamorcer les syndicats, les réponses attisent leur colère. Secrétaire FO AP-HM, Audrey Jolibois invite à serrer les rangs : « Il nous faut faire bloc, la fragmentation fragilise les revendications qui sont valables pour l’ensemble du service public hospitalier. » Des propos appuyés par Magalie Rouillard, pour FO Pays de Salon, qui liste simplement des faits : « Neuf années d’espérance de vie en moins pour les aides-soignants, 2 fois plus de maladies et d’accidents du travail que dans le BTP depuis 2016, 26e sur 29 sur le podium des bas salaires, une agression toutes les 30 minutes, moins 41 % de postulants dans les écoles. » Le syndicat exige des mesures générales sur les salaires et le dégel du point d’indice, bloqué depuis 2002, à revaloriser de 18 %.
M.G.



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