Dans une petite salle blottie en contrebas du Musée de la vie romantique, s’ouvre ce vendredi 14 février l’exposition «Cœurs. Du romantisme dans l’art contemporain», inaugurée dans le cadre de la Saint Valentin. Après avoir déambulé au milieu de la collection permanente faite d’œuvres du XIXe siècle, on se laisse guider à travers un art plus anachronique, rassemblant peintres, sculpteurs et photographes contemporains.Dans la première pièce aux murs rose poudré, on tombe nez à nez avec un grand tableau de l’artiste plasticienne Niki de Saint Phalle baptisé «My heart» datant de 1965. Celui-ci représente un énorme cœur garni de dessins d’enfants. À sa droite, trône un autoportrait photographique de la même taille, de Pilar Albarracín, intitulé «Fandango por venas y arterias» (2017). L’artiste espagnole prend ici le costume d’une danseuse de flamenco, parée d’une robe qu’elle a elle-même confectionnée. Au niveau des chevilles, on aperçoit des racines grimpant vers son cœur à la manière d’un grand arbre de la vie. Ces deux œuvres tutoient un autre autoportrait, issu du célèbre duo Pierre et Gilles, ainsi qu’une sublime sculpture de Luise Unger. Cette œuvre, estampillée «Cor» (2008), flotte dans un recoin de la salle, symbolisant l’organe amoureux façonné en fil d’acier.Au bout de l’escalier en colimaçon qui mène à un second niveau, d’autres curiosités parcourent d’immenses murs bleus. Des photographies de Claude Nori à l’érotisme plus moderne, ou encore la sculpture déroutante d’Annette Messager. «Cœur au repos» (2009), le représente fabriqué en filet de pêche, matériau évoquant à la fois la liberté et le naufrage, les joies et les peines. Déchiré à certains endroits, échoué, mais toujours là.Car «Cœurs. Du romantisme dans l’art contemporain» donne à voir les sentiments à travers toutes ses complexités mais avec le même mantra. L’amour triomphe toujours. Ainsi on passe du fantasme à l’érotisme, de la séduction à stabilité, de la désillusion, à l’éternité.«Cœurs. Du romantisme dans l’art contemporain», au Musée de la Vie romantique. 16, rue Chaptal (9e). Du 14 fév. Au 12 juill. Tél.: 01 55 31 95 67.


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