« Je suis arrivé à 16 h au Centre des Congrès. Mais je crois que c’est un peu tôt », sourit Maxime, un supporter du SAS. Il est toutefois préférable de venir plus tôt, que d’arriver en retard au rendez-vous. Les autobus venus chercher au Parc des expositions les quelque cinq cents supporters du club de foot vosgien, sont partis aux alentours de 18 h 30, en direction du stade Marcel-Picot à Nancy, pour assister au match qui oppose le SAS à Saint-Étienne.

Deux clubs mythiquesVers 17 h 30, les premiers bus arrivent et se mettent en rang d’oignon. Les supporters prennent place. Comme à l’école, les plus turbulents sont à l’arrière. D’ailleurs, ils mettent la pression aux autres supporters. « Mais ils sont où, l’avant du car ? », chantent-ils en chœur.Jacqueline, 79 ans, fait une cure de jouvence à travers ce match. « Je viens pour les deux clubs. Saint-Étienne, c’est toute ma jeunesse. Les Verts à mon époque, c’était quelque chose », se souvient-elle.
Un bus convivialOn ne cesse de le répéter, mais l’alcool est à consommer avec modération. Pourtant, le son des bières, qui se décapsulent, donne le tempo aux nombreux supporters du car, qui se mettent à chanter leur amour pour le SAS. « Le bus c’est convivial. Et c’est plus tranquille niveau circulation », souligne Philippe.Lorsque le moteur se coupe et que les portes de l’autocar s’ouvrent, un seul mot d’ordre. « Ce soir, nous ne sommes pas spectateurs », hurle un homme en bleu et jaune. Les tambours et les drapeaux du SAS, qui flottent fièrement dans les airs, guident le peuple spinalien, jusqu’à l’entrée des tribunes.
Un match rempli d’espoirAux quelques centaines de supporters de Saint-Etienne qui crient le nom de leur ville, le stade Marcel-Picot répond en hurlant « Épinal ». Et ce n’est pas le but des Verts, à la 37e minute qui fera taire les Vosgiens. À la mi-temps, les supporters regrettent le manque d’efficacité des hommes de Xavier Collin. « On avait de quoi leur coller au moins un but, j’espère qu’ils vont se ressaisir », souffle Mickaël, un des nombreux jaunes et bleu.Lors de la seconde période, le deuxième but de Saint-Etienne éteindra un peu les ardeurs des supporters d’Épinal. Pourtant, le penalty marqué par les Spinaliens fera renaître une lueur d’espoir. Mais le match file à toute allure et c’est déjà la fin. Les supporters ont un goût amer. « Vraiment dégoûté… », souffle Thierry, un Spinalien. Après un tour de stade, les bleus et jaune s’en sont allés. Ils ont peut-être perdu le match, mais ils ont gagné le cœur des Lorrains.



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