L’exigence du haut niveau n’offre pas de passe-droit. Sauf, peut-être, à une maman-sportive qui a choisi d’allaiter son premier enfant. En déplacement avec Metz Handball, Ailly Luciano peut arriver « un peu en retard » aux repas, après l’entraînement. Une entorse au sacro-saint principe de ponctualité qui lui permet de tirer son lait pour sa petite fille de 10 mois. « Le staff est compréhensif », sourit l’ailière de 28 ans. « J’ai réussi à trouver le bon équilibre pour m’entraîner comme il le faut, pour me donner à 200 %. »« J’ai eu de la chance »Il y a eu des moments « compliqués », bien sûr, des nuits trop courtes et d’inévitables imprévus. Mais la Néerlandaise, qui est toujours restée fidèle à son club formateur, a retrouvé son meilleur niveau. « Quand je cours, je ne sens pas que je suis maman… Je pense que par moments, je me suis même dépassée. Mais je suis encore à la recherche de constance », reconnaît-elle.Dans un milieu où l’accès à la maternité reste délicat, et souvent risqué, Ailly Luciano, elle, n’a jamais douté. « J’ai toujours su que je reviendrai, parce que j’étais accompagnée. La question, c’était juste quand. Ça aurait peut-être pu prendre trois ans. Mais dans ma tête, l’objectif, c’était de le faire le plus vite possible. Et j’ai fait tout ce qu’il fallait pour y arriver. »Le grand défi de cette « nouvelle vie », finalement, arrive très vite après la naissance. « Le plus difficile, c’est la remise en forme », reprend la sextuple championne de France. « Moi, j’ai eu la chance d’avoir une joueuse très performante à mon poste (Laura Flippes). Le club n’était pas pressé, ça enlève un peu de pression. J’ai pu me concentrer à 100 % sur moi. »« Je suis plus sensible qu’avant »La maternité a changé sa place dans l’équipe et son rapport aux autres. « C’est différent. Les filles me voient comme une maman maintenant », s’amuse-t-elle. « Et moi, je prends peut-être plus soin de mes relations. Je suis plus sensible qu’avant. »La Messine a gardé, en revanche, une haine viscérale de la défaite. « Je vis toujours aussi mal ces moments-là. La déception de perdre est toujours plus forte que la joie de gagner. Ça, c’est en moi, ça ne changera plus. J’espère que je ne l’ai pas transmis à ma fille ! Et en même temps, je pense que c’est ce qui me mène à ce niveau de performance », explique-t-elle.Maman épanouie, internationale retraitée depuis l’expérience inoubliable des JO-2016, Ailly Luciano a encore un grand objectif à accomplir. « Quelle joueuse n’aspire pas à jouer un Final Four ? Moi, je rêve de ça, bien sûr. »


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