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Les bougies installées par Cédric Kilchherr dans ses vergers de Founex et Commugny se sont éteintes mercredi matin à 8h après deux nuits mouvementées. Le producteur, son épouse et son équipe sont restés au chevet de leurs abricotiers jusqu’à 4h du matin pour lutter contre le gel. «Nous avions installé des chaufferettes en avance. Lundi et mardi, nous les avons allumées vers minuit trente; il faut environ une heure à deux pour le faire. Face à la baisse de la température, il a fallu doubler le nombre la nuit dernière vers 3h.» Au total, ce sont 200bougies qui ont brillé sur la parcelle d’un demi-hectare.

Floraison précoce

Une telle gelée en mars n’est guère inhabituelle. Ces trois dernières années, les producteurs de fruits et vignerons ont dû lutter contre le froid en avril et en mai. Ce qui l’est davantage, c’est la précocité de la floraison, due à un mois de février très doux, relève Claire Legrand, responsable de la communication à l’Union fruitière lémanique. «À cette période, ce sont plutôt les fruits à noyaux qui sont plus menacés, principalement les abricotiers, les pêchers et certains pruniers.»

L’épisode de gel a touché tout le canton, avec une dureté variable. «On constate que ce sont des phénomènes très localisés. On a par exemple eu des différences de températures et d’intensité, voire de direction de vent entre Founex et Commugny», poursuit Cédric Kilchherr.

À Aigle, Bertrand Cheseaux a pour sa part lutté contre le froid en aspergeant ses vergers d’eau. «On est très en avance cette année. Nos cerisiers et nos pruniers sont déjà en fleurs et les bourgeons commencent à s’ouvrir. À ce stade, une exposition à -2,5 ou -3,5° peut causer des dégâts. La nuit dernière (ndlr: celle de mardi à mercredi), la température est descendue à -5°.»

Longue vague de froid

Mercredi, les producteurs scrutaient les prédictions météo et les thermomètres, craignant un troisième épisode de gel. «Les températures devraient remonter un peu jusqu’à dimanche, annonce Bertrand Cheseaux. Au-delà, il est difficile d’être fixé, mais on parle d’une vague de froid qui devrait durer jusqu’au 7avril.»

Pour l’heure, difficile de mesurer l’impact de ces deux gelées. «Il faudra environ 48heures pour que les fleurs touchées noircissent», poursuit l’Aiglon. Producteur de fraises à Denges, Christophe Borboën n’a, pour l’heure, pas constaté de dégâts sur ses cultures: «Elles ne sont pas encore à un stade sensible.» «Chez nous, nous avons eu des températures moins basses – -2 à -3°. Les chaufferettes devraient en principe avoir suffi», espère Cérdic Kilchherr. Celui-ci relativise: les gelées sur fleurs sont moins problématiques que celles qui touchent les fruits.»

Créé: 25.03.2020, 18h00



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Crédits photo / Source de l'article : www.24heures.ch

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