Le président Emmanuel Macron visite l’hôpital militaire installé à Mulhouse (Haut-Rhin), le 25 mars. MATHIEU CUGNOT / AFP

Contre l’épidémie de Covid-19, qu’est-ce que « l’opération militaire dédiée Résilience » annoncée par le président de la République mercredi 25 mars au soir ? Rien de précis, comme en a témoigné le communiqué exceptionnellement flou du ministère des armées après l’allocution d’Emmanuel Macron à Mulhouse (Haut-Rhin) : « Les armées s’engageront dans l’ensemble des secteurs où elles pourront apporter un soutien à la continuité de l’Etat » et « ces missions seront adaptées aux contextes locaux ».

La nouveauté consiste officiellement à mobiliser deux navires de guerre, les porte-hélicoptères Mistral et Dixmude, pour des tâches non précisées. Les militaires traduisaient dans la soirée avec la réserve qui sied : « L’annonce est faite, on va se mettre au boulot » ; « Il y a plein de modes d’opérations envisageables » ; « Nous sommes des conducteurs d’ambulance. Derrière, il manque des respirateurs des bouteilles à oxygène ».

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La planification militaire pour mettre les bateaux à disposition a commencé il y a plusieurs jours. Mais pas celle des moyens médicaux qui pourraient être mis à bord pour aider à la lutte contre l’épidémie, et pour cause : respirateurs, lits de réanimation et médicaments manquent dramatiquement, à l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) comme au service de santé des armées.

Accueillir des patients classiques

Hier dans l’océan Indien, le Mistral assurait la « mission Jeanne d’Arc », qui consiste à embarquer les élèves officiers de la marine pour leur formation au moyen d’un tour du monde. Le bateau arrive en escale à Mahé aux Seychelles. Celle-ci sera écourtée pour qu’il poursuive sa route vers La Réunion où il arrivera samedi. Et après ? « La planification va être affinée. »

Si la marine doit soulager l’île de Mayotte en proie à l’épidémie de coronavirus, il faudra lui livrer du matériel médical depuis la France. Même condition si, comme l’armée le fait à Mulhouse avec son « élément militaire de réanimation » de trente lits, le bateau doit désengorger les hôpitaux de La Réunion submergés et sous-équipés. Il n’est pas question de voir le navire revenir jusqu’en France avec des malades à bord.

Le Dixmude, lui, sera à Toulon vendredi 27, de retour d’opération au Liban. Il aura une semaine pour se remettre en ordre. Puis il lui en faudra une autre pour rejoindre les Antilles. Son rôle pourrait être d’accueillir des patients classiques pour soulager les hôpitaux locaux. « Il faut voir les bateaux comme des pions de réserve, qu’on pourra exploiter le moment venu », explique l’état-major de la marine nationale.


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