Politique

Jean-Christophe Cambadélis veut la dissolution de l’Assemblée nationale

En retrait de la vie politique depuis son départ de la tête du Parti socialiste, Jean-Christophe Cambadélis refait parler de lui et lance une pétition pour obtenir la dissolution de l’Assemblée nationale. Le nouveau monde d’Emmanuel Macron “a libéré tous les populismes”, a-t-il déploré. 


Jean-Christophe Cambadélis le 30 septembre 2017 à Paris. ( AFP / ERIC FEFERBERG )

L’ancien premier secrétaire du Parti socialiste Jean-Christophe Cambadélis revient “au combat”. Il annonce jeudi 9 mai dans Le Figaro qu’il lance une pétition demandant “au président de dissoudre l’Assemblée nationale”. “Emmanuel Macron devait mettre la France en marche, force est de constater qu’elle est en panne (…) Et plutôt que de permettre un renouveau démocratique, son nouveau monde a libéré tous les populismes”, critique l’ancien député de Paris.

“JE VEUX AIDER À REFONDER UNE GAUCHE TRANQUILLE”

Craignant de voir les extrêmes l’emporter à l’issue du quinquennat, Jean-Christophe Cambadélis lance cette pétition en faveur de la dissolution : “Tous les citoyens qui veulent que le pays se redresse doivent agir pour retourner aux urnes. Il faut construire ainsi l’unité morale du pays qui fait tant défaut”, justifie-t-il.

Jean-Christophe Cambadélis, qui veut “aider à refonder une gauche tranquille qui pense la transformation et pratique le compromis”, affirme “engage(r) dès aujourd’hui un tour de France de la gauche unie des villes et villages” et annonce qu’il “fera des propositions au lendemain des européennes”.

LA FRANCE “PAS PRETE À UNE ÉCONOMIE ADMINISTRÉE”

Il affirme “soutenir la liste conduite par Raphaël Glucksmann” (chef de file de la tête PS-Place publique). “Au-delà de l’enjeu européen, je veux donner une chance à une gauche non mélenchoniste”, explique-t-il. 

Interrogé sur l’idée d’une “fédération populaire” avancée par le chef de file des Insoumis Jean-Luc Mélenchon, Jean-Christophe Cambadélis se dit “prêt à discuter avec (lui)”, même s’il ne croit “pas au front populiste de gauche”. “La France n’est pas prête à adopter un régime latino-américain, une économie administrée, une constituante avec des élus révocables et un souverainisme anti-européen”, argue-t-il.


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