Granville-OM : Marseille peut-il croire en une victoire finale en Coupe de France ?


C’est une coupe que le Vieux-Port n’a plus vue depuis 1989. Une éternité. Opposé à Granville (N2) vendredi soir en 16es de finale de Coupe de France, l’OM, qui réalise une belle saison en Ligue 1, a-t-il les moyens de remporter la plus vieille compétition hexagonale ?

Evidemment tout est possible. L’an dernier, le Stade Rennais, à la surprise générale, était parvenu à s’imposer en finale face au PSG. Les Marseillais peuvent donc y croire même si la route est longue et semée d’embûches avant d’arriver au stade de France en mai prochain. D’autant que le parcours a failli s’interrompre dès leur entrée en lice au début du mois lorsqu’ils ont dû passer par la séance de tirs au but contre Trélissac (1-1, 2-4 t.a.b.).

«On a failli passer à la trappe, a confié Boubacar Kamara, le défenseur olympien. Chaque match a sa vérité. C’est à nous de bien prendre le match qui arrive contre Granville et de bien démarrer (…) Cet épisode va nous servir de leçon et ne pas faire les mêmes erreurs. Dans leurs têtes, nos adversaires n’ont rien à perdre.»

Surtout que l’OM a la facheuse habitude de souvent tomber face aux «petits». D’autant que l’OM a la fâcheuse habitude de souvent tomber face aux «petits». Carquefou (CFA 2) en 2008, Quevilly (National) en 2012, Grenoble (CFA) en 2015 ou encore Andrézieux (N2) en 2019… le bilan n’est pas très glorieux lorsqu’il s’agit d’affronter des amateurs.

Oui mais le PSG est encore là…

Mais les Olympiens, bien que privés de cette Coupe de France qu’ils ont remportée à dix reprises, ont souvent atteint la finale. Ils restent d’ailleurs sur quatre finales perdues dont la dernière en 2015 contre le PSG (4-2).

Et cette saison, sans Coupe d’Europe, sans la Coupe de la Ligue (éliminé à Monaco), Marseille peut véritablement faire y croire si les joueurs parviennent à rendre des copies aussi bonnes qu’en Ligue 1… et si évidemment le tirage les épargne. Pour rappel, Paris a notamment battu sept fois le club olympien dans la compétition depuis 2000. Donc mieux vaut éviter le club de la capitale.

Toutefois cette saison, avec l’arrivée d’André Villas-Boas sur le banc, il semble y avoir des motifs d’espoir. Alors que la saison galère était promise, le technicien portugais est parvenu à insuffler un nouveau souffle avec quelques apports extérieurs (Benedetto, Rongier, Alvaro). Sur la première partie de saison, cela a porté ses fruits. Alors pourquoi pas sur la deuxième ? Mais avant de penser à plus loin, l’OM doit d’abord éviter le trou normand.



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