Corsica Ferries joue le jeu


Depuis l’été 2019, la métropole Nice-Côte d’Azur, propriétaire du port de commerce, et son exploitant, la CCI Nice-Côte d’Azur, ont engagé une politique d’amélioration de l’environnement du port – une infrastructure enclavée dans un tissu urbain dense – suite à la pression des riverains.
Et la compagnie Corsica Ferries, la seule qui assure désormais les liaisons maritimes régulières avec la Corse, répond à la demande « port propre », en annonçant qu’elle utilisera lors des escales niçoises un carburant à 0,1 % de soufre, soit en deçà des 0,5 % souhaité depuis le 1er janvier par la réglementation internationale pour les navires, notamment de croisière.
Dès septembre, Christian Estrosi, président de la métropole, avait négocié avec Pierre Mattei, PDG de Corsica Ferries, que les cars ferries utilisent un carburant à 0,1 % à une heure de navigation de Nice et dans le port, grâce à un système de doubles cuves remplies, pour l’une d’un fuel à 0,5 %, pour l’autre à 0,1 %.

Une aide publique de 156.000 euros

C’est loin d’être négligeable si l’on sait par ailleurs que Corsica Ferries a programmé 240 rotations de cars ferries entre Nice et la Corse en 2020. La métropole Nice-Côte d’azur prendra à sa charge 650 euros des 1.000 euros du surcoût du carburant pour la compagnie, soit une aide publique de 156.000 euros.
Selon Daniel Moatti, président de l’Association niçoise pour la qualité de l’air, de l’environnement et de la vie : « Sous la pression du conseil d’État, de l’OMS… les élus et les armateurs prennent en compte cette dimension en disant il faut qu’on aille plus vite ».



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