Déjà une dizaine de jours que vous êtes bloqués chez vous, sans sortir. Et vous avez bien raison. Mais pour certains, cette attente est plus difficile que pour d’autres. Notamment pour ceux qui, chaque semaine, fréquentent habituellement trois à quatre fois leur salle de sport. 

Des cours en direct tous les jours pour interagir

On ne parle pas là d’une activité vitale (même s’il est important de faire de l’exercice). Pourtant, sitôt le confinement intervenu, les professionnels issoiriens ont immédiatement pris des dispositions pour ne pas laisser leurs clients sans solution. « Avec ce qui s’était passé en Italie, on avait anticipé, rembobine Nicolas Francon, patron de chez Go Form, qui compte 400 clients. On a donc lancé des vidéos en direct pour continuer à interagir avec nos clients. »
Chaque jour, à 17 h 30, lui ou son épouse, Marine, proposent un cours de 45 minutes. L’un fait les exercices tandis que l’autre tient le téléphone et répond en direct aux questions des internautes.

« On gère tout depuis notre salon. Et puis, à la salle, on ne se prend pas au sérieux donc là, on essaie de mettre un peu d’humour, même si on n’est pas des professionnels du digital. »

Nicolas Francon (Gérant de la salle Go Form)

Au Samouraï, Isabelle Decouze n’était pas non plus adepte de la vidéo. Au départ, elle a proposé à ses 1.500 adhérents les vidéos de son partenaire, Les Mills. « Mais c’était en anglais et les gens voulaient que ce soit nous, pour conserver le lien avec la salle. »

Une bonne chose pour la santé physique, et mentale

Elle a donc dû, avec tous ses coachs, se résoudre à passer devant la caméra.

« La première fois, ce n’est pas évident de faire cours face à un téléphone mais on s’est mis dans le bain, sourit la gérante. Et directement, les gens nous ont dit : “Qu’est ce que ça fait plaisir de vous voir !” »

Isabelle Decouze (Gérante Le Samouraï)

A Elancia, Florian Queyrel n’a pas encore passé le pas des cours en ligne. Mais cela ne saurait tarder. « On y réfléchit », reconnaît le gérant de la toute nouvelle salle de la route de Perrier.
 Ici, c’est ambiance sport-santé, « nous avons 80% de gens qui débutent ». Peut-être pas les plus acharnés, donc, mais ce n’est pas une raison pour les oublier. « Il faut qu’ils continuent pour leur santé mentale et physique », assure Florian Queyrel, qui leur conseille une trentaine de minutes quotidiennes. 

Des Montluçonnais nous aident à avoir une activité physique en période de confinement

Sur une application gratuite, des programmes sont envoyés à tous les adhérents, « en espace restreint et sans matériel », selon leur niveau. Les sportifs, ils sont entre 4 et 500, peuvent aussi bénéficier d’un blog actualisé ou d’une chaîne Youtube avec des cours vidéo.

En espérant que le confinement ne soit pas trop longFlorian Queyrel, qui a ouvert sa salle Elancia en janvier dernier, sur la route de Perrier, espère que le confinement ne durera pas trop longtemps.

Chacun à leur façon, tous les pros pensent donc à leur clientèle… et aussi un peu à eux. « On passe 60 heures par semaine à la salle donc on fait cela pour garder un lien avec nos clients car à nous aussi, cela nous manque », note Nicolas Francon. 
Reste enfin le volet financier. Si Florian Queyrel avoue quelques craintes, « car on a ouvert le 6 janvier et qu’on n’a pas atteint notre point d’équilibre », tous espèrent que la situation ne va pas trop s’éterniser. 
« Il faudra aussi ensuite gérer le retour à l’extérieur, en groupe », prévient Isabelle Decouze qui, comme ses collègues, réfléchit également à un dédommagement pour ses clients.

 

Maxime Escot


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Crédits photo / Source de l’article : www.lamontagne.fr

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