Alors que le gouvernement a lancé, vendredi, un grand plan contre les punaises de lit, Stéphane Bras, porte-parole de la Chambre syndicale des industries de désinfection, désinsectiation et dératisation (SC3D), explique les enjeux qui se posent aujourd’hui.On est en 2020. Le sujet n’est traité que maintenant. pourquoi ?STÉPHANE BRAS. On ne peut pas dire que c’est trop tard. Le sujet est enfin sur la table : c’est bien. C’est d’actualité car on constate une forte augmentation des cas d’infection. Mais si le sujet est aujourd’hui seulement porté par le ministère du Logement, il doit l’être par tous, par le ministère de la Santé, de l’Economie, de l’Education… Les punaises de lit, ce n’est pas seulement dans les logements !LIRE AUSSI > Enfin un plan de bataille contre les punaises de litQuelle est la situation aujourd’hui ?Elle est critique. Il y a une recrudescence du nombre de sites infectés sur l’ensemble du territoire : + 35 % en un an. C’est 400 000 sites qui, en 2018, ont été infestés. Les villes, et l’Île-de-France, sont particulièrement concernées car il y a des flux importants, plein de gens qui se croisent… On a des cinémas, et des hôtels qui sont touchés. C’est le problème de tous car quelqu’un qui n’a pas de punaises de lit aujourd’hui, chez lui, pourrait très bien en avoir demain. C’est d’autant plus problématique que de plus en plus, les gens se tournent vers la seconde main et l’occasion sans prendre conscience que voyagent avec ces objets des punaises de lit.Que doit-on craindre ?Il pourrait y avoir de grosses conséquences, sur un plan politique, économique et touristique, si on ne fait rien : il ne faudrait pas que Paris, à l’aube de 2024 et des Jeux olympiques, soit envahie par les punaises de lit, comme l’ont autrefois été certaines villes des Etats-Unis ou du Canada.Peut-on imaginer éradiquer les punaises de lit ?En l’état actuel des choses, non. Il n’y a pas de prévention, pas de contrôle. Nous, en tant que professionnels, nous intervenons quand la situation est déjà problématique. Il faut mettre en place des règles, comme au Canada et aux Etats-Unis. Par exemple, à chaque changement de locataire, on pourrait obliger les bailleurs à vérifier qu’il n’y a pas de punaises de lit. Il faut vraiment aller de l’avant pour en venir à bout.


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